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Nous sommes (l’Adonet) à la fois un facilitateur pour les acteurs français et un amplificateur d’impact pour nos pays adhérents.
Aujourd’hui, que représente l’Adonet (Association des offices nationaux étrangers de tourisme en France) en termes de nombre d’adhérents et de répartition géographique, et quel est son rôle ?
Karin Mallet Gautier : L’Adonet regroupe aujourd’hui 54 pays membres (offices nationaux de tourisme et représentations officielles de destinations étrangères basées en France). Notre réseau se distingue par une grande diversité géographique, avec des destinations européennes très proches, mais aussi d’Asie, des Amériques, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Océanie. Cette variété reflète fidèlement la diversité des aspirations et des choix de voyage des Français.
L’Adonet s’impose comme la voix unifiée et le trait d’union entre les offices de tourisme étrangers et l’écosystème touristique français (médias, distribution, tour-opérateurs, agences MICE, institutions). C’est aussi une plateforme d’échange, d’entraide et de partage de bonnes pratiques. Nous mutualisons les compétences, partageons des analyses de marché et montons des actions collectives. Nous sommes à la fois un facilitateur pour les acteurs français et un amplificateur d’impact pour nos pays adhérents.
Chaque année, l’Adonet propose des événements afin de valoriser les pays et les destinations qu’elle représente…
Karin Mallet Gautier : Nous organisons chaque année en novembre deux événements majeurs .
Les Rencontres Médias : nous y accueillons plus de 200 journalistes et influenceurs. La journée se prolonge par la remise de la Plume d’Or Salon Mondial du Tourisme Adonet (pour la presse écrite) et du Clic d’Or Adonet (pour les actions d’influence sur les réseaux sociaux).
Les Rencontres Trade : lancées en 2025, elles permettent aux professionnels du tourisme (producteurs, distributeurs, MICE) de rencontrer nos 54 pays membres. En 2026, elles auront lieu le 23 novembre et les Rencontres Médias le 24 novembre à l’espace NeWork des Yachts de Paris.
Tout au long de l’année, nous organisons aussi des rendez-vous thématiques (en webinaire ou présentiel) sur les évolutions technologiques, les tendances marketing ou des sujets transverses (écotourisme, œnotourisme, cyclotourisme, tourisme sportif).
D’autre part, vous avez initié un rapprochement avec des institutionnels du tourisme comme les Entreprises du Voyage (EdV) ou le Syndicat des entreprises du tour operating (Seto), qu’en est-il à ce sujet ? Pourriez-vous également envisager d’établir des relations avec, par exemple, Lévénement (Association des agences de communication événementielle) dont les membres organisent des événements professionnels à l’étranger pour leurs clients ?
Karin Mallet Gautier : Le rapprochement avec des instances comme les EdV ou le Seto est logique et essentiel. Face à des enjeux transversaux (réglementations, gestion des flux, décarbonation, pouvoir d’achat, crises géopolitiques), dialoguer avec eux nous permet d’avoir une vision globale du marché, d’aligner nos actions stratégiques et de porter des messages communs auprès des pouvoirs publics et des médias.
Le tourisme durable et la RSE sont désormais des conditions sine qua non d’attractivité, particulièrement sur le marché français.
Concernant Lévénement, la réponse est bien sûr OUI ! Ses agences événementielles membres sont des prescripteurs de premier plan pour le MICE. Lorsqu’elles conçoivent une convention ou un lancement de produit, elles cherchent originalité, sécurité, fluidité logistique et garanties d’impact. Nouer des relations formelles créerait un pont direct avec nos membres. Les offices de tourisme étrangers sont des experts de terrain dotés d’un carnet d’adresses local exceptionnel : ils peuvent faire découvrir des lieux inédits, faciliter les démarches logistiques ou connecter avec des acteurs RSE locaux. C’est une synergie gagnant-gagnant que nous souhaiterions intensifier.
Pour les mois et les années à venir, quels sont vos priorités et vos objectifs pour l’Adonet ?
Karin Mallet Gautier : Mon mandat à la présidence, ainsi que celui du bureau qui m’accompagne, s’inscrit dans une volonté de modernisation, d’ouverture et d’utilité concrète. Nos priorités s’articulent autour de trois axes .
Amplifier la valeur ajoutée pour nos membres : apporter conseils et outils sur le marché français, organiser des formations adaptées et mutualiser nos moyens pour amplifier l’impact de nos Rencontres Trade et Rencontres Médias. Nous sommes aussi très attentifs à l’impact de l’IA et aux enjeux RSE.
Recruter de nouveaux pays membres : plus nous serons nombreux, plus notre poids sera important et renforcera l’attractivité du marché français.
Affirmer l’Adonet comme tiers de confiance référent : renforcer notre visibilité pour être identifiés comme le guichet unique, fiable et impartial pour toute démarche tournée vers l’international.
Face à la crise géopolitique et à ses conséquences économiques, plusieurs études et sondages font état d’un repli des événements professionnels principalement en France et dans l’Union européenne, comment analysez-vous cette situation ? Est-ce un sujet de préoccupation pour les membres de l’Adonet des zones géographiques plus lointaines ?
Karin Mallet Gautier : C’est une analyse très lucide. L’inflation des coûts, les incertitudes géopolitiques et le durcissement des politiques RSE amènent les donneurs d’ordres à rationaliser leurs choix, privilégiant souvent la proximité géographique pour limiter les coûts et l’empreinte carbone.
Pour les destinations lointaines de l’Adonet, c’est un défi, mais aussi un accélérateur de transformation. Aujourd’hui, emmener des collaborateurs ou clients au loin exige une valeur ajoutée exceptionnelle, dans une logique de « moins souvent, mais plus longtemps et mieux ». Les destinations lointaines doivent donc mettre en avant la singularité de l’expérience, la sécurité, l’immersion culturelle et un impact sociétal ou environnemental positif. C’est ainsi qu’elles continueront de séduire le marché MICE.
Concernant le tourisme durable, constatez-vous une réelle prise de conscience de la part des adhérents de l’Adonet ?
Karin Mallet Gautier : La prise de conscience est totale et irréversible. Le tourisme durable et la RSE sont désormais des conditions sine qua non d’attractivité, particulièrement sur le marché français. Chaque pays membre avance à son rythme, mais tous ont engagé des chantiers profonds : décarbonation des transports, mobilités douces, circuits courts, préservation de la biodiversité ou labels écoresponsables.
Notre rôle est d’aider nos membres à rendre ces initiatives lisibles. Nous intégrons systématiquement la durabilité dans nos événements et les encourageons à communiquer en toute transparence sur leurs avancées réelles, sans greenwashing. Nous contribuons ainsi à faire évoluer les mentalités des acheteurs et des voyageurs.
Les offices de tourisme étrangers peuvent faire découvrir des lieux inédits, faciliter les démarches logistiques ou connecter avec des acteurs RSE locaux.
KMG Travel 360, votre agence de conseil en stratégie au service des destinations et des marques, accompagne Visit Hungary dans son développement en France. Pour le marché MICE français, quels sont les principaux atouts de la Hongrie ?
Karin Mallet Gautier : Depuis mi-2024, KMG Travel 360 est l’agence officielle de représentation de Visit Hungary en France pour développer sa position sur l’ensemble des segments, y compris le MICE. La Hongrie possède de nombreux atouts majeurs .
Une accessibilité exceptionnelle : Budapest est à seulement 2h15 de vol de Paris et des métropoles régionales avec de nombreuses liaisons quotidiennes.
Un rapport qualité/prix/prestations imbattable : des infrastructures de tout niveau y compris très haut de gamme, une offre d’hébergement quasi intégralement rénovée depuis le Covid-19, des lieux événementiels de pointe et une gastronomie variée, à des tarifs très compétitifs.
Un patrimoine unique : un contraste saisissant entre cadres historiques séculaires et lieux ultracontemporains.
Le bien-être comme art de vivre : Budapest est la seule capitale thermale d’Europe, un vrai plus pour enrichir un programme.
Une capitale sûre et des régions dépaysantes : Budapest est très sûre et se visite facilement à pied ou en transports. Au-delà de la capitale, la Hongrie offre un dépaysement rapide et de superbes contrastes pour les participants.
Un coup de cœur pour organiser un événement MICE à Budapest…
Karin Mallet Gautier : Mon coup de cœur va à l’écosystème du parc Városliget (le parc de la ville). Grâce au projet Liget Budapest, ce poumon vert s’est métamorphosé en un district culturel et MICE unique en Europe .
La Maison de la musique hongroise : chef-d’œuvre contemporain et écoconçu par Sou Fujimoto, parfait pour des lancements de produit ou conventions.
Le musée d’Ethnographie : toit végétalisé, architecture spectaculaire et espaces de réception monumentaux.
Le château de Vajdahunyad : cadre féerique au bord du lac, idéal pour des soirées de gala.
Le musée des Beaux-Arts et la galerie d’Art : sur la place des Héros, parfaits pour des réceptions de prestige, notamment dans la sublime salle Romane du musée des Beaux-Arts.
La patinoire et son lac : un bâtiment néo-baroque avec salons de réception et terrasse offrant une vue imprenable en toute saison.
Városliget permet d’imaginer des parcours sur mesure (conférence écoresponsable, team building, dîner de gala) entièrement à pied dans un cadre verdoyant : c’est l’incarnation du MICE moderne et engagé.
En tant que présidente de l’Adonet, quel message voudriez-vous faire passer aux entreprises, organisations et agences MICE du marché français ?
Karin Mallet Gautier : Considérez l’Adonet et ses membres comme vos alliés stratégiques et partenaires de terrain ! Dans un marché complexe, les offices de tourisme étrangers sont des tiers de confiance neutres et passionnés.
Leurs équipes en France sont là pour vous faire gagner du temps, vous inspirer, vous connecter aux bons prestataires certifiés et vous accompagner pas à pas. Sollicitez-nous pour faire de vos projets à l’international des réussites marquantes et responsables !
Propos recueillis par Dominique Pourrias
