Questions à Jean-François Dominiak – Directeur général d’ASL Airlines France

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L’ex-Europe Airpost est l’un des acteurs importants du secteur de l’affrètement en France. Le groupe irlandais ASL Aviation Group a rachetée la compagnie aérienne française à La Poste en 2007, puis l’a renommé l’an dernier ASL Airlines France, souhaitant rassembler ses différentes marques européennes (irlandaise, suisse, hongroise, française, belge, espagnole…) sous un même nom. Coup de projecteur sur ASL Airlines France avec son DG, Jean-François Dominiak.

Comment évolue ASL Airlines France depuis quelques années ?

Notre partenariat historique avec La Poste reste fort même si l’activité postale a nettement décrue compte tenu de la diminution du transport de courrier en J+1. Mais d’autres contrats compensent cette baisse et l’activité cargo représente encore la moitié de notre chiffre d’affaires. L’activité « passager » ne cesse de progresser. Nous sommes la dernière compagnie aérienne française court et moyen-courrier sur le segment charter. Nous avons également commencé à opérer des lignes régulières il y a trois ans. Sur cette activité régulière en croissance, nous allons faire preuve à la fois de prudence et de volontarisme dans les prochains mois. Notre flotte traduit d’ailleurs la diversité de notre offre. Nous opérons quinze Boeing 737 dont neuf pour le transport de passagers, des 300 (dont cinq Quick Change) et 700 de 147 et 149 sièges. Le 700 a un rayon d’action de six heures de vol, permettant d’aller aujourd’hui à Halifax au Canada, et peut-être demain à Beyrouth, Shiraz ou Ispahan.

 

Quid de l’activité affrètement chez ASL Airlines ?

Nos forces sur ce marché, c’est la taille de nos avions, le pavillon français et la qualité reconnue de notre service à bord. Nous effectuons des vols VIP, des vols incentives, des navettes d’entreprise et des vols à la demande comme des chaînes charters pour les tour-opérateurs et des croisières aériennes avec TMR. L’incentive a bien repris depuis quelques mois après des années creuses et représente désormais le dixième environ de notre activité. On a profité de cette reprise pour proposer un nouveau produit avec les deux 700 pouvant être équipé d’une cabine VIP dotés de 46 à 52 sièges.

Certaines de vos lignes régulières intéressent la clientèle d’affaires…

Oui, en effet, surtout nos dessertes de Hambourg depuis Bordeaux, Lyon et Marseille, de Vienne depuis Bordeaux et Toulouse, même si elles visent d’abord les city-breakers.

Comment gérez-vous la saisonnalité de votre activité ?

Notre activité est saisonnière à la fois sur le charter et le régulier. Mais nous nous engageons doucement dans des opérations à l’année. Nous venons d’obtenir les droits de trafic de feu Air Méditerranée sur Paris-Alger, Paris-Chlef, Toulon-Alger et Toulon-Oran. Nous nous employons par ailleurs à étendre la saisonnalité de nos lignes régulières actuelles. De plus, deux de nos avions volent l’hiver pour Air Transat et ce partenariat pourrait être renforcé. Nous allons aussi travailler davantage sur le support aux compagnies ayant des besoins ponctuels, comme nous l’avons fait cet hiver avec Air Austral.

www.aslairlines.fr

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